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fullscreen: Baessler-Archiv, 39/40=64/65.1991/92

384 Hauenstein, La chèvre et le bouc dans les traditions des Ovimbundu 
de nos jours. Il s’agit du rite appelée okutika. Le même terme selon un dictio- 
naire signifie creuser un trou. Dans le cas particulier les responsables creusent 
un grand trou afin de pouvoir y chasser un mauvais esprit. Lors de la cérémonie 
les responsables dessinent une grand croix par terre. Ils désignent trois causes et 
origines de l’ocilulu. C’est tout d’abord l’ehamba esprit spécialement dange 
reux, ensuite kotalala esprit d’un esclave étranger tué dans la famille et enfin un 
ocilulu sans nom particulier. Ils prennent ensuite un peu de cendre qu’ils ver 
sent à l’une des extrémités de la croix. Ils soufflent dessus en direction du Levant 
en disant: »Li ca losande« c’est à dire que le soleil se lève avec un bon esprit et 
ensuite en direction du couchant en disant: »li pekela lelau« soit qu’il se couche 
avec l’abondance et des faveurs. Ils prennent ensuite trois chèvres en relation 
avec les trois esprits. Ce sont les représentants du clan du malade possesseur des 
ces esprits qui agissent. La première chèvre est simplement expédiée en brousse. 
Les deux autres sont nourries par la famille du malade. Si l’une des deux a un 
petit femelle c’est le signe qu’il s’agit d’une erreur. Si par contre l’un de ces 
petits est un mâle c’est la preuve que l’esprit maléfique est content. Si par contre 
ce petit meurt c’est le sogne qu’il devait s’agir d’une erreur. Lorsque ce jeune 
mâle devient plus grand on le castre et on organise une grande fête à laquelle 
tout le monde est invité. Cette fête est appelée onjitilasonde pose! soit le sang 
qui est répandu par terre. A la fin de la fête au cours de laquelle on danse beau 
coup les deux chèvres ou boucs (les aînés) sont égorgés et la sang est répandu 
dans le trou, mentionné plus haut. On y met aussi un peu de viande même si 
cela se passe des années plus tard. Ainsi tout semble réglé et le mauvais esprits 
est écarté. 
8) Ciconcision 
Voici maintenant un autre rite au cours duquel la chèvre joue un certain rôle. 
Il s’agit de la circoncision (Hauenstein 1963 p.99 1967 b p.36). A ce sujet Bau- 
mann (1975 p.436) fait remarquer: »Ziegen können bei der Initiation eine Rolle 
spielen«. 
Voici les exemples que nous avons personnellement recuillis. Dans le 
Cipungo (Quipungo) les parents qui envoient un garçon dans le comp de cir 
concision doivent payer une chèvre au responsable du camp. Cette chèvre n’est 
pas d’importance religieuse, c’est plutôt une sorte de payement aux responsa 
bles. Parmi les Ovimbundu de Caluquembe lorsqu’un camp est organisé les res 
ponsables tuent une chèvre absolument noire dont ils enlèvent la tête pour 
l’enterrer à l’entrée du camp des ovindanda (les circoncis). Tous les garçons doi 
vent passer par dessus cette tête pour pénétrer dans le camp. Bien que cela ne
	        
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