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Full Text: Anthropos, 41/44.1946/49,1-3

A propos d’un ustensile de l’âge de pierre au Sud de la Nouvelle-Guinée. 219 
A propos d’un ustensile de Tage de pierre 
au Sud de la Nouvelle-Guinée. 
Par le R. P. H. Geurtjens, M. S. C. 
Les lignes suivantes peuvent être regardées comme une contribution 
à la discussion relative aux ustensiles de l’âge de pierre en Nouvelle-Guinée. 
Elles ont été écrites à l’occasion de l’article de M. Georges Höltker : 
« Einiges über Steinkeulenköpfe und Steinbeile in Neuguinea » L Dans cet 
article, l’auteur faisait mention d’un objet qu’il nommait d’après le D r Paul 
Wirz « imbassum der Marind-anim ». Je crois avoir de bonnes raisons de douter 
de la justesse des considérations présentées à ce sujet par G. Höltker, qui 
emprunte ses renseignements aux publications de M. Wirz. 
Je doute même très fort que l’objet en question appartienne à la 
civilisation des Marind-anim, bien qu’on en ait trouvé des exemplaires chez 
cette tribu. En effet, l’exemplaire qui se trouve au Rijksmuseum voor 
Volkenkunde à Leiden (fig. 1 et 2), a été trouvé par M. A. J. Goossen au 
village de Sangassé. M. Wirz le mentionne dans son livre : « Die Marind-anim 
von Holländisch-Süd-Neu-Guinea » 1 2 ; il dit : « Trotz allen Nachfragens gelang 
es mir bloß vier solcher Steinklingen aufzufinden, und zwar nur in Sangassé 
und Domandëh. » Il est bon de remarquer dès à présent que ces deux 
villages sont situés au bord de la mer, l’un à droite, l’autre à gauche de 
l’embouchure du fleuve Bian, qui est pour les pirogues des indigènes la route 
vers le Haut-Digoul. Moi-même j’en ai trouvé un exemplaire (une pierre 
sans manche) à Merauke. Il se trouve à présent à kindisch Instituut à 
Amsterdam (fig. 3). Je n’en connaissais pas alors l’emploi et personne à 
Merauke ne pouvait me renseigner. Ce n’est que longtemps après que l’énigme 
fut résolue, lorsque je reçus l’instrument complet qui se révéla être un pro 
pulseur (lance-javelot) en usage chez les habitants du Haut-Digoul, spécia 
lement de la région de son affluent le Mapi, d’où il me fut envoyé (fig. 4). 
Quand M. Wirz appelle cette pierre « ein höchst eigenartiges Gerät » 
et dit que « (die imbassum) jedoch, soviel ich darüber erfahren konnte, bloß 
als Zeremonialwaffe bei einem gewissen Geheimkult verwendet wird » 3 , on 
1 Anthropos, vol. XXXV-XXXVI (1940-41), pp. 681-736. 
2 I. Band, Teil I (Hamburg 1922), p. 112 ; il y revient II. Band, Teil III 
(Hamburg 1925), pp. 20-21 ; II. Band, Teil IV (1925), pp. 79-80. 
3 L. c., I. Band, Teil I, p. 112.
	        
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