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et devin&€ parmi des. milliers d’hommes ceux qui
Etaient destines a devenir nos plus grands gEenEraux:
il connut, il sentit les heros.
Et du fond de son cabinet de travail, Carnot donne
des chefs A nos quatorze armEes, des chefs comme
Hoche, Kleber et Marceau. Et pendant ce temps,
ses amis qui travaillent avec lui, Paident ä reorganiser,
a refaire nos forces militaires. Ils reorganisent le
recrutement, ils melent les volontaires aux anciens
soldats de facon A les instruire plus vite, ils s’occu- 10
pent de Fintendance, c’est-ä-dire de Ja facon de faire
parvenir a nos soldats leurs aliments, leurs vetements,
leurs armes, au fur et a mesure quils en ont besoin,
ils cr&ent notre marine republicaine.
Carnot a distribu& des commandements d’armee; ila 15
nomme geneEraux d’humbles sous-officiers, de simples
soldats, mais il n’a jamais songe A lui, et il se retire avec
son modeste grade de capitaine du genie a Vanciennete,
Quelques annees plus tard, ses ennemis l’accusent
d’ätre royaliste, et Carnot est force de fuir le pays 20
quiil a sauve, Refugie€ dans la petite ville suisse de
Nyon, il y reste Francais de coeur et illumine la
maisonnette qu'il habite, chaque fois qu'il a la joie
d’apprendre que les soldats frangais viennent de remporter
une nouvelle victoire.
Les dernieres annees de Carnot sont tristes. Il a
eu le chagrin de voir la France deux fois envahie en
deux ans (1814 et 1815). Exile de sa patrie, il erre
A travers l’Europe entour& du respect de tous les
peuples, et le 2 aoüt 1823, le grand patriote meurt 30
a Magdebourg, sur la terre prussienne. Il y est enterre
et la pierre de sa tombe porte ce seul mot : «Carnot.»
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