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survivront ä ceux qui les ont cre&&es et resteront
l’e&ternel honneur de la Convention.
XXI. Mort De Robespierre.
(9 thermidor [27 juillet 1794).)
Robespierre blesse par son orgueil tous les deputes,
jusqu'a ceux qui, sur bien des points, ont la
meme opinion que lui. Il n’a que peu d’idees, mais
il est persuade qu'elles sont les seules bonnes et qu'il
ne peut se tromper.‘ Toujours triste, amer, il se
figure que lui seul est juste et honnete et qu'autour
de lui tout le monde est hypocrite et int&ress&; son
caractere, naturellement soupgonneux, devient mefiant
A Vexces, Il ne sort plus qu'entoure€ d’hommes armes
de gros gourdins, de ceux quon appelle en riant
tout bas ses «gardes du corps.>
Robespierre est averti que ses ennemis ont d&cide
de Vattaquer ä la Convention du 9 thermidor.
U s’habille le matin de ce jour avec plus de soin
encore que de coutume, bien qu'il soit toujours vetu
zo avec Elegance; il met son habit, bleu du jour de la
fete de V’Etre supreme, et relit et corrige encore,
avant de partir pour l’Assembl&e, le grand discours
qu'il est alle preparer les jours precedents en se promenant
dans la campagne.
A la Convention, son ami Saint-Just veut le justifier;
aussitöt un tapage €pouvantable empäche l’orateur
de se faire entendre et l’oblige ä redescendre de
la tribune sans avoir prononce& un seul mot.
Alors Robespierre essaye de se defendre lui-meme,
30 mais le grand cri: «A bas le tyran!» etouffe sa parole,
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