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le roi Ilui-meme, qui est fort habile en travaux de
serrurerie, detachent la grille en fer separant la loge
du reste de la salle. En cas de danger, la famille
royale pourra ainsi se refugier dans l’Assemblee, et
cette prEcaution ne parait pas inutile; car les coups
de fusil retentissent si pres qu'’a chaque instant l’on
s’attend & voir la salle envahie.
En effet, apres le depart du roi une vraie bataille
a commence au chäteau des Tuileries. Le palais
n’est garde que par quelques centaines de gentils- ı0
hommes fideles, vetus de l’habit noir, portant pistolets
et poignards, et par un millier de Suisses, en uniforme
rouge. La garde nationale et les canonniers
ont refuse de se battre contre le peuple.
Il semble d’abord que les assaillants vont &tre re- 15
pousses. Les Suisses tirent par les fenetres sur les
soldats, les bourgeois et les ouvriers qui pene&trent
p&le-mele dans les cours du palais, et les forcent ä
reculer, poursuivis par les royalistes.
Mais les federes marseillais, accourus au Secours 20
des Parisiens, repoussent a leur tour les Suisses jusque
dans linte&rieur du chäteau, Ces braves Suisses
font preuve alors d'un courage admirable. Quand ils
ne peuvent plus defendre le palais, ils se retirent vers
ie jardin et la reculent, pas ä pas, sous le feu des 25
assaillants. A mesure que l’un deux tombe mort,
les survivants serrent les rangs. De moins en moins
nombreux, ils se retirent fierement, toujours poursuivis,
se defendant toujours a travers le jardin des
Tuileries et la place de la Concorde jusqu'aux Champs- 30
Elysges. En y arrivant, ils ne sont plus qu’une poignee.
Chacun alors cherche un asile et trouve quelaues