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Full Text : Vorwort, Text und Anmerkungen

70 —

Les ouvriers du faubourg Saint-Antoine, croyant que
les habitants du Palais-Royal faisaient une insurrection
royaliste, sont descendus en armes nour les combattre.
Arrives 'devant la grille du jardin, ils voient qu'on les
5a trompes, et qu'aucun des gardes nationaux m'a
arbore€ la cocarde blanche, embleme des royalistes.
Tous portent le bonnet rouge et la cocarde tricolore.
Alors des deux cötes part a la fois le cri de: «Vive
la Republiquel» On sS’explique; ceux qui venaient
‚o pour se combattre tombent dans les bras les uns des
autres et s’embrassent.
Ahl si les de&putes avaient suivi ce noble et fraternel
 exemple!
Malheureusement, ils sont inquiets, mefiants, soupı5
 conneux; chacunm se croit entour€ d’ennemis et de
traitres,

Cette journ&e du 31 mai S’est &coulde, sans quiil
y ait de sang vers. Mais le 2 juin, tout recommence.
Les d&putes montagnards s’effrayent bientöt des canons
20 braques contre la Convention. Ils vont abandonner
les girondins & la fureur du peuple,
Indigne&€ de cette lächete, Vl’&loquent Lanjuinais
g’Elance A la tribune et reproche & ceux qui vont le
livrer, lui et ses amis, leur effroi honteux, leur trahison
25 infäme. Un montagnard irrite, le boucher Legendre,
menace Lanjuinais et lui applique son pistolet charge
sur la poitrine: «Suis-je un boeeuf pour que tu veuilles
m’assommer ?» s’E&crie le courageux d&pute d’un ton
plein de mepris. Trois autres furieux le menacent
30 aussi; Lanjuinais parle toujours, de plus en plus €loquent,
 de plus en plus heroique.
La journee touche A sa fin. La Convention sort
            
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