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compris ses aveux pleins de reticences et d’embarras,
Quel est cet heureux mortel? Je Vignore; mais il est certainement
digne d’elle puisqu’elle l’a choisi.
Bonne, douce, belle, aimante, Nicette merite lideal
des maris. Ah! c’est bien la femme qu'il m’aurait fallu
si. ... C’est une infamie de la “contraindre, de gäter sa
vie en confiant un tel tresor A une brute. Mais pourquoi
ne serais-je pas le chevalier de Nicette! C’est dit et des
demain matin. Mais, demain, il sera trop tard, c’est maintenant
qu'il faut agir. L’heure est un peu indue pour voir
les gens; mais quand je me dis aue je serai mort dans
cinq heures, je me soucie des convenances comme de cal
Allons! ma vie pour Nicette!
„*. Il 6tait quatre heures du matin quand Anatole
sonna A la porte du tuteur de Nicette, M. Bouvard luimöeme,
effare, vint ouvrir en bonnet de coton.
— Est-ce qu'il y a le feu?
— Non, cher monsieur Bouvard, fit Anatole. Cest
une petite visite.
— A cette heure-eci!
— Toutes les heures me sont bonnes pour vous voir;
mais vous tes peu vetu, monsieur Bouvard. Recouchez-vous.
— Cest ce que je fais. Mais je suppose, monsieur,
que, pour me deranger de la sorte, vous avez quelque
chose de tres important A me dire.
— Trees important! monsieur Bouvard, il faut que
wouS renonciez A marier ma cousine Nicette avec M. Capdenac.
Jamais, monsieur, jamais!
N ne faut dire ni jJamais, ni toujours.
Monsieur, ma resolution est bien ES
mariage se fera, En 4
— Il ne se fera pas. - ®
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