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Une idee subite venait d’illuminer son cerveau.
— Soit . .. vous aurez votre bracelet . . . reprivil.
A une condition, c’est que vous ne direz ä personne que
c’est moi qui ai gagne ces 10,000 francs. Voici mon billet;
vous toucherez vous-möme le montant du lot. . Vous
garderez 500 francs pour votre bijou et vous me remettrez
ensuite les 9,500 francs restants. KEst-ce convenu?
_— Je erois bien! Seulement, je vais l’acheter tout de
suite, mon bracelet ... Je prendrai l’argent dans la
caisse. Ca n’a pas d’importance .. . puisque d’iei A deux
ou trois jours je toucherai Vargent.
Attendez au moins de l’avoir touche.
Non ... non! Jen al trop envie, de mon eil
de tigre!
— Comme il vous plaira.
Puis, M. Moulinier, s’applaudissant de la malice quiil
venait d’inventer, rentra chez lui en murmurant:
— Tout est arrange. Decidement, je ne suis pas tout
Aa fait une b6te!
Le lendemain matin, notre confiseur ouvrait le Bon
Bonbon . .. Mme Moulinier n’etait pas encore descendue
au magasin. Tout a Coup M. Moulinier, regardant au
dehors, apercut Clorinde qui se dirigeait vers la boutique
‚Ja figure bouleversee.
Une sueur froide inonda le front du n6gociant.
— Que vient-elle faire jci? se dit-il.
Clorinde entra brusquement.
_ Monsieur Moulinier ... avez-VOuS lu le journal
ce matin?
. Non... pas encore... Mais quelle imprudence
vous commettez ... si Mme Moulinier venait & descendre!
_—. Lisez, fit Clorinde, lui tendant le Petit Rouennats.
M. Moulinier lut:
Zerlitz. Francais 1.