monsieur, dit le forgeron, je vous ai donn6 um bon fer,
il faut me donner un bon 6cu.“ En disant ces mots, il
rompit l’&cu en deux, et en fit autant de quatre ou Ciny
autres que le marechal lui donna. “Mon ami, tu as raison,
4ui dit le comte; je n’ai que de mauvais 6cus; mais voici
un louis d’or qui, j’espere, sera bon.“ Le marechal convint
qu’il avait trouve son maitre.
EXYERCICE 414.
1. Que voulut faire un jour le mar6chal de Saxe? 2. Pourquoi
entra-t-il chez un forgeron? 3. Que met-on aux pieds des chevaux?
4. Que demanda-t-il au forgeron? 5. Que lui fit observer Vouvrier?
$. Quelle preuve le marechal de Saxe donna-t-il de sa force?
7. Que feignit-il enfin? 8. Pourquoi donna-t-il un €cu & Vouvrier?
9, Que Iui dit alors le forgeron? 10. Que fit-il des Ecus? 11. Que
qui donna alors le marechal de Saxe? 12, Rompit-il le louis d’or?
#3. Quel &tait le plus fort des deux?
Le Docteur Abernethy.
Le docteur Abernethy 6tait bien connu par son laconisme.
Il detestait les longues consultations et les details
inutiles et filandreux.- Une dame connaissant cette particularite,
se presente chez lui pour le consulter sur une
grave blessure qu'un chien lui avait faite au bras. Elle
entre sans rien dire, decouvre la partie blessee, et la place
sous les yeux du docteur. M. Abernethy regarde un instant,
puis il dit. “Egratignure? — Morsure. — Chat? —
Chien. — Aujourd’hui? — Hier. — Douloureux? — Non.“
Le docteur fut si enthousiasme de cette conversation quil
aurait presque embrass6 la dame.
Hl n’aimait pas non plus qu'on vint le deranger la
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