Borrede.
SA
municipale quand elle ne fait pas d’injustice et de
faux temoignages. Garde municipal, vous avez tort!
MM. les juges, voici les faits. Dufay, mon ami
ici present, etait‘ raide pour le quart d’heure, les
cahots du roulant lui avaient communique&, comme
si je disai le mal de mer; vous comprenez mon
allegorie. Comment voulez-vous qu'un homme, dans
celte position, puisse reconnaitre YVautorit&? Le
garde ici Iui present lui ordonne de descendre. Je
me permets naturellement de lui faire observer que
la chose est impossible, vu Vetat du particulier;
le garde abuse de pouvoir, il empoigne mon ami
par les jambes, le jette sur le pave et Pimmole
comme un Yrai veau sur le marche de Sceaurx;
c’etait une horreur, une abomination. Faites-moi
maintenant l’amiti€g de me dire si lhomme, dans
une pareille perplexite&, n’est pas susceplible d’avoir
un mouvement de vivacite, Allons donc! garde
municipal! mettez-vous {rouver pochard, tout mililaire
assermente que vous &tes; supposez que vous
ayez paye votre fiacre, et quon vous en fasse
autanl? C’est vous qui avez eu tort, mais je ne
me plains pas. Voila comme je juge V’affaire.“
„Municipalgardift, Ihr irrt! Thun wir nicht
mehr Hinzu al8 fon daran ift, jeder nad feinem
Maß; gut Gewicht, wenn’S beliebt, aber nit mehr,
nod; weniger! Der Handwerksmann ift friedfertig,
der Handwerfemann ift redlidH, er ift ein Freund
der Ordnung, der Negierung und der Municipalgarde,
wenn fie nicht®g Ungerechtes® begehrt und fein fallch
Zeugniß ablegt. Municipalgardift, Ihr habt Unrecht!
Shr Herrn Richter, das find die Thatfachen. Dufay,