und Antworten, 323
auront de la peine ä croire mon d&sintereflement.
Je fuls,
Monfeur,
Vöütre EC.
Lettre galante.
Madame,
I y a long-tems, que }’ aurois pris la libert& de
vous aimer, fı vous avics le loifir d’ &tre aiımde de
moi; Mais Vous Etes trop occvrEe par je ne Icay
combien d’ autres foüpirans, €. , <y Juge plus a propos
de vous garder mon amour, Il pourra arriver
quelque tems plus favorable, oü je le placeray. Peutetre
vötre: cour, fera-tselle moins groffe pendant
quelque petit intervalle; peut-@tre fer&s-vous bien
aife d’ intpirer de Ia jJaloufie, & du depit A quelqu un,
en faifant paroitre tout-A«coup un nouvel Amant.
Comptes que vous en aves un de referve, ‘dont vous
pourres vous fervir quand il vous plaira Je tiendray
toüjours mes fvins & mes voeuxX tous prets, vous m”
aur6s qu” a me faire figne que je commence, & je
commencerai., Ne dites point que vous n’ aim&s de
’ amour que la foule des Amans, & qu' ainfı il eft
tems que je vienne, parcc que je ferai toljours nombrei
Ayes plus d’oeconomie, &de mEnage. Les belles
ont fouvent vingt conquetes ä la fois, & quand tout
cela vient 4 manquer en m&me tems, figur&s-vous la
defolation. Gardes quelque chofe pour l avenir, }
attendray quinze ou vingt ans, fi vous voules. Je
me pafleray a un peu moins d’&clat, que vous n’en
aves aujourd’huy; je vous reläche cette extreme Vi-X
vacitE